Joyeux mardi gras !

Le carême commence demain, mais j’attire votre attention sur cette fête d’aujourd’hui. Il y a quelques années, j’ai assisté au carnaval de Cologne, et j’en garde un bon souvenir : c’est une vraie fête populaire, à laquelle toute la ville participe, et une fois la journée finie, chacun repart chez soi en prenant le train ou le métro habillé en Spiderman, en moine ou en tarte à la crème.

Bien sûr là-bas comme quasiment partout le carnaval est le mardi gras, qu’il fasse froid ou pas, et non pas une date plus choisie en-dehors du calendrier chrétien. Le mardi gras est universel comme en témoigne cette photo prise dans une école au Bénin.

Il y a quelque chose d’évangélique dans cette ambiance. Bien sûr je ne parle pas des excès d’alcool ou du gâchis de nourriture. Mais le temps d’un jour, le carnaval abolit les classes sociales : les employés de banque peuvent se déguiser en traders, les migrants deviennent Donald Trump, les ouvriers sont patrons ou cardinaux, et à travers la fête se rient des excès du pouvoir. Comme le dit l’ancien maître de l’ordre dominicain, le frère Timothy Radcliffe : Le carnaval, c’est une fête d’espoir où nous célébrons notre conviction qu’un jour le monde sera changé. Dans le Royaume des cieux, il n’y a ni chef, ni sous-chef, ni prolétaire, mais une grande famille de frères et de sœurs, tous enfants du Père. Alors, bon mardi gras à tous !

Père Benoît LUQUIAU.

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